« Cinq paroles »
1 Corinthiens 14:19
Source : STEM Publishing
1 - La puissance des paroles de l’Écriture
On est souvent émerveillé de constater la manière dont les paroles de l’Écriture agissent sur le cœur. Elles sont « comme des aiguillons et les recueils comme des clous enfoncés » (Eccl. 12:11). Parfois, une courte phrase ou quelques mots seulement s’emparent du cœur, pénètrent la conscience et occupent l’esprit de manière à rendre incontestable la divinité du livre qui les contient. Quelle convaincante force, quelle plénitude d’intelligence, quelle force d’application, quelle révélation de ce que sont nos cœurs et notre nature, se retracent, avec précision et acuité, tout au long des pages sacrées ! S’attarder sur ces choses est toujours précieux, mais plus particulièrement dans un temps comme celui-ci, où l’ennemi de Dieu et de l’homme cherche par divers moyens à jeter le discrédit et à mettre en doute l’inspiration du divin livre.
2 - La priorité donnée à l’intelligence et à l’édification
Les pensées précédentes ont été suggérées par les paroles qui forment le titre de cet article.
« J’aime mieux », nous dit l’apôtre dévoué et qui s’est dépouillé de lui-même, « prononcer cinq paroles avec mon intelligence, afin que j’instruise aussi les autres, que dix mille paroles en langue ». Combien il est important pour tous ceux qui prennent la parole de se souvenir de cela ! Nous savons que les langues avaient leur importance. Elles devaient servir de signe aux incrédules. Mais dans l’assemblée, elles étaient inutiles à moins qu’il n’y eût un interprète.
Le but suprême de la parole dans l’assemblée est l’édification, et ce but ne peut être atteint que si les personnes présentes comprennent ce qui est dit. Il est impossible qu’un homme m’édifie si je ne comprends pas ce qu’il dit. Il doit parler dans un langage intelligible et d’une voix audible, sinon je ne peux recevoir d’édification. Cela est assurément clair et mérite la sérieuse attention de tous ceux qui prennent la parole en public.
3 - Communiquer seulement ce que Dieu a donné à dire
De plus, il serait bon de garder à l’esprit que notre seule justification pour nous lever et prendre la parole dans l’assemblée c’est la certitude que le Seigneur lui-même nous a donné quelque chose à dire. Ne serait-ce que « cinq paroles », prononçons ces cinq paroles, gardons-nous d’en ajouter une, et asseyons-nous.
4 - Respecter la mesure que Dieu a donnée à chacun
Rien ne prouve plus l’inintelligence chez un homme que de prononcer « dix mille paroles » alors que Dieu ne lui en a donné que « cinq ». Il est regrettable que ce genre de situation se produise si souvent ! Quelle grâce ce serait si nous pouvions simplement nous en tenir à la mesure qui nous a été donnée ! Cette mesure peut être petite, mais peu importe ; soyons simples, sincères et vrais. Un cœur humble et pieux sincère est préférable à un esprit vif. Dieu estime plus un esprit fervent qu’une langue éloquente. Là où il y a un désir sincère et profond de produire vraiment le bien des âmes, on rencontrera aussi l’approbation de Dieu et des fruits bénis en plus grande abondance que là où il y a les dons les plus brillants.
5 - La supériorité de l’amour sur les dons
Nous devrions désirer avec ardeur les meilleurs dons, tout en nous souvenant du « chemin bien plus excellent » (1 Cor. 12:31), savoir la voie de l’amour qui toujours se met de côté pour ne rechercher que l’intérêt des autres. Ce n’est pas que nous attachions moins de valeur aux dons, mais nous en accordons davantage à l’amour.
6 - Les conditions d’un ministère profitable et opérant
Enfin, le fait de garder à l’esprit cette règle très simple contribuerait grandement à rehausser le niveau de l’enseignement et de la prédication publics : « Ne vous mettez pas à chercher quelque chose à dire parce que vous devez parler, mais parlez parce que vous avez quelque chose qui mérite d’être dit ». C’est très simple. Ce n’est que la preuve d’une grande pauvreté spirituelle lorsque quelqu’un n’est occupé qu’à rassembler assez de matière pour pouvoir remplir un certain espace de temps. De telles choses ne devraient jamais se produire. Que le docteur ou le prédicateur se consacre soigneusement à son service. Qu’il cultive le don qu’il a reçu ; qu’il s’attende à Dieu pour être dirigé, fortifié et béni ; qu’il vive dans un esprit de prière et respire l’atmosphère des Écritures ; alors il sera toujours prêt, lorsque le Maître trouvera bon de l’utiliser. Alors les paroles qu’il prononcera, qu’il y en ait « cinq » ou « dix mille » glorifieront sûrement Christ et seront en bénédiction pour ceux qui les entendront. Mais en aucun cas personne ne devrait se lever dans l’assemblée pour s’adresser à ses semblables sans avoir la conviction que Dieu lui a donné quelque chose à dire et sans avoir le désir de le dire pour l’édification.
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